Le slow food, pour manger et voyager autrement

National

Le slow food, pour manger et voyager autrement

« Pour bien aimer un pays, il faut le manger, le boire et l’entendre chanter ». En bons épicuriens, on est plutôt d’accord avec l’écrivain Michel Déon. Car oui, les produits du terroir sont les témoins d’un savoir-faire, d’un patrimoine et d’une culture ! D’ailleurs, on ne parle pas de tourisme gastronomique pour rien. Mais, comme pour tout, des tendances se dessinent. Les Français sont à la recherche d’authenticité, de partage, de qualité, et ce, aussi bien pour leurs voyages que dans leurs assiettes ! Tu vois où on veut en venir ? Allez, on ne te fait pas languir plus longtemps, place au slow food.

Alors pour savoir de quoi on parle, on va déjà commencer par poser le cadre (normal). Tout d’abord, le tourisme gastronomique : l’OMT le définit comme “ une expérience en rapport avec la cuisine et des produits et activités connexes ” lors d’un voyage. On va donc trouver ici des expériences culinaires mais aussi des visites à des producteurs locaux, la participation à des festivals gastronomiques ou à des cours de cuisine.

Autre concept : le slow tourisme. Ici, l’idée est de prendre son temps pour s’imprégner pleinement du cadre environnant, pour faire des rencontres, pour respecter le territoire et l’autre. Ce tourisme est source de sérénité et peu émetteur de CO2. On est en plein dans le tourisme responsable et l’écotourisme.

Maintenant, si on te dit tourisme gastronomique + slow tourisme, ça donne quoi à ton avis ? Le slow food, yes !

Le slow food, c’est un mouvement « écogastronomique » apparu en Italie en 1986 suite à une manif contre l’installation d’un McDonald sur la piazza di Spagna.

Contrairement à la frénésie du fast food où tout est standardisé et englouti, on est ici dans la réappropriation des plaisirs de la table. C’est prendre son temps pour partager et découvrir, avec l’objectif d’encourager une alimentation responsable, qualitative, propre et juste.

Le slow food pratiqué dans le cadre du tourisme permet d’aller à la rencontre de producteurs pour en savoir plus sur leur savoir-faire et sur les produits locaux. C’est l’occasion aussi de découvrir une région à travers son terroir.

Alors oui, le slow food s’inscrit pleinement dans le tourisme d’aujourd’hui et de demain car il répond aux nouvelles attentes des voyageurs en quête d’expériences authentiques. Il permet également de mettre en lumière un territoire, une culture, un patrimoine. Les professionnels du tourisme peuvent ainsi développer des itinéraires touristiques ainsi que des services autour de la gastronomie avec l’aide de partenaires locaux pour proposer un tourisme engagé et doux qui met en avant une alimentation de qualité et éthique.

Le tourisme de demain, qu’il soit culturel, gastronomique, de loisirs, sera responsable. Et tu seras prêt à faire face à ces mutations et à ces enjeux. Pourquoi ? Parce qu’à l’IEFT, on met tout en œuvre pour te préparer à devenir THE professionnel du tourisme de demain !