Pour cet eductour, les étudiants avaient choisi d'explorer deux enjeux : le tourisme durable et l'accessibilité aux personnes en situation de handicap. Deux sujets qui obligent les acteurs du secteur à repenser leurs pratiques bien au-delà de l'aménagement physique des lieux — de la gestion énergétique d'un hébergement à l'information transmise aux visiteurs en amont de leur séjour.
Concrètement, ces deux enjeux se traduisent différemment selon les filières du tourisme.
Dans l'hébergement, la durabilité passe par l'efficacité énergétique, la gestion de l'eau ou les certifications environnementales, tandis que l'accessibilité implique des chambres adaptées, mais aussi un personnel formé à l'accueil de publics aux besoins spécifiques.
Dans les transports, il s'agit à la fois de proposer des mobilités douces ou bas carbone — comme le vélo, expérimenté par les étudiants dès leur premier jour — et de garantir l'accès aux véhicules pour les personnes à mobilité réduite. Le secteur des loisirs et activités touristiques doit quant à lui composer avec la fréquentation des sites naturels ou patrimoniaux sans les dégrader, tout en imaginant des formats capables d'inclure des visiteurs en situation de handicap sensoriel ou moteur — audiodescription, supports en braille ou expériences pensées pour d'autres sens que la vue, à l'image de ce que les étudiants ont pu observer au CCCB et au White Rabbit.
Enfin, les offices de tourisme et institutions, en première ligne de l'information touristique, jouent un rôle pivot : ce sont souvent eux qui centralisent et diffusent les données d'accessibilité indispensables à la préparation d'un séjour, bien avant l'arrivée du voyageur sur place.
Direction Barcelone pour observer les actions concrètes mises en place dans la capitale catalane.